L’esprit de Seignosse

C’était il n’y a pas si longtemps… nous nous appelions le MoDem, mais le modem n’était pas encore né. Une idée pourtant nous réunissait tous. Il faisait beau, très beau même. Comme j’étais un “régional” à Seignosse, j’y ai passé la semaine entière. Et j’ai vu des militants arriver dès le lundi, pour un congrès qui ne commençait que le jeudi. Oui, on peut parler “d’esprit de Seignosse”.
Jamais encore je n’avais connu une telle ambiance : c’est simple, tout le monde était amis avec tout le monde. Tout le monde y croyait, aussi ; Et chacun se sentait le droit d’improviser dans son coin, de lancer une idée et de la mettre en application.
Je me souviens de ma rencontre avec Eric. Il voulait que des associations se créent un peu partout et travaillait déjà à les fédérer. Mais son idée, c’était une autonomie de terrain. Succès total. Ses “AG” improvisées faisaient le plein à chaque fois. Un petit esprit libertaire dans un grand ensemble qui voulait changer la politique de ce pays.

Je me souviens de Sophie, que tout le monde a rapidement appelée “Sophie de Marseille”. Géniale Sophie. On se connaissait déjà par e-soutien, un média qui n’aurait jamais dû disparaître tant il a permis l’émergence du Modem par la base et a contribué à asseoir l’espérance que la politique allait s’écrire autrement. Sophie, à Seignosse, était bien loin de son ordinateur. Mais tous, je pense, se souviendront qu’e-soutien a été réinventé par des grands panneaux à l’entrée du VVF, sur lesquels chacun venaient mettre ses informations ; “Paul recherche Lucienne et sera à 16h au bar du centre” ; ”les adhérents du 92 se réuniront à 18h devant la grande cheminée” ; ”Qui a garé sa voiture comme une andouille et m’empêche de sortir?”
Je me souviens que c’est grâce à ce mode de communication complètement archaïque que le parti le plus présent sur la blogosphère a échangé pendant 4 jours ; ces mots vont un peu déplaire à Christophe, que j’ai également rencontré à Seignosse, et qui a toujours deux trains d’avance en communication internet. C’était donc ça aussi, Seignosse, des gens barrés, qui réinventent le feu avec deux bouts de bois et qui ne se plaignaient de rien. Mais les plus avancés en informatique faisaient des reportages qu’ils renvoyaient sur internet, pour tous ceux qui n’avaient pas réussi à se libérer pour être avec nous…
Je me souviens de la première AG des adhérents du 92, justement, à Seignosse. J’y ai rencontré Gérard… de Montrouge (!) que je ne connaissais pas ! Nous étions venu, chacun de notre côté, de la même ville, sans savoir que l’autre avait pris sa carte dans le même parti ; belle rencontre qui a donné un beau résultat ensuite pour l’émergence de notre section.
Je me souviens de la première rencontre avec Antoine, à la “cafet”, à une grande table où, une fois de plus, et encore grâce à e-soutien version papier, tous les adhérents des Hauts-de-Seine s’étaient donné rendez-vous. Il s’est assis à côté de moi et ma expliqué les rouages de l’UDF ; Assommant. Je le lui ai d’ailleurs dit. Il était maire-adjoint et pensait qu’il était important de le rester jusqu’au bout, puis de décider s’il ferait ou pas une liste autonome à Meudon ; Je pensais qu’il n’était pas en phase avec les gens présents autour de lui et nous avons débattu sur ce point. Il pensait que Jean-Loup Metton devait être reconduit comme maire, « parce que c’était un bon maire » et que je devais négocier une place sur sa liste. Je pensais le contraire et lui répliquait que Jean-Loup Metton était parti au Nouveau Centre et que nous n’avions pas de cadeau à lui faire.
Pour ne pas noircir le tableau, et parce que chacun connait mes divergences d’opinion avec Antoine sur de très nombreux sujets, je me souviens aussi qu’à Seignosse, cet homme-là aussi parlait avec les autres. Et qu’il était partout présent, sauf le soir puisqu’il se retirait dans sa maison landaise. Le débat était partout à Seignosse… Temps béni !

Je me souviens de la “bande des Marseillais”, mes voisins de chambrée, qui étaient en fait originaires de l’ensemble de la côte Sud-est. Gérard, grande gueule et grand cœur, Serge, …et tous leurs potes… qui voulaient révolutionner la politique de leur région… car pour eux
Je me souviens des soirées où les débats naissaient aussi rapidement qu’un feu de paille en plein été : les centr’égaux en profitaient pour expliquer leur position ; les cathos répliquaient avec les leurs. Car la magie de ce mouvement démocrate, c’est que les oppositions de la vie civile se retrouvent et composent : les cathos et les gays, ceux qui viennent de la droite et ceux qui viennent de la gauche, les libertaires et les sécuritaires, etc…
Je me souviens de Sandra, « la vendéenne du Pays Basque », qui n’a jamais montré un signe de fléchissement dans son soutien à François Bayrou depuis que je la connais… comme elle représente bien tous ces militants qui espèrent que 2012 sera la grande année…

Je me souviens de Ludovic, le corse, qui lançait son journal « démocrate » et qui voulait bâtir un monde meilleur pour demain … ne rejoignait-t-il pas ces adhérents venus de Bretagne, du centre ou du Sud-ouest ?
Je me souviens d’Alexandre, de Champagne-Ardenne, de Christine l’ardéchoise, de Yann le Breton, de Lucienne et Pierre de Tours, de Franz de Paris, d’Alphonse l’Alsacien… tous rencontrés, ainsi que beaucoup d’autres, à Seignosse. Je ne connaissais personne en partant et je devais avoir le plus gros fichier d’amis au monde en revenant. Mieux que Facebook !
Je me souviens des débats bien organisés par les bénévoles du siège, et des salles trop petites parce que personne n’avait prévu qu’il y aurait autant de monde, de ces chambres qu’il avait fallu trouver à la dernières minutes pour les militants qui continuaient à rejoindre Seignosse toujours plus nombreux chaque jour, des sauts de puces que certains faisaient même dans la journée, comme Marie qui traversa
Toute cette fougue, cet enthousiasme, concentrés sur un seul point en cette fin d’été 2007, où sont-ils passés ?
Et maintenant ?
Je me souviens de ma première rencontre avec les « pontes » du mouvement. Jean-Marie Cavada, qui a pris le temps de discuter en prenant un verre, Anne-Marie Comparini, qui était tellement disponible, Christian Saint-Etienne, … tiens, c’est vrai qu’ils étaient avec nous tous ceux-là.. que sont-ils donc devenus ? Aujourd’hui on combat certains de ceux qui étaient nos amis hier… se demande-t-on seulement comment on en est arrivé là ?

Je me souviens que François Bayrou se baladait entre nous tous, s’arrêtant pour discuter avec les uns et les autres…. J’y ai rencontré les parlementaires de mon département, Denis et Bernard, pour la première fois…C’était Seignosse, quoi…
A quoi cela sert-il de rappeler cet événement fondateur du Modem ? A nous faire du bien, d’abord.
…Et si cela peut nous rappeler, à tous, ce que nous étions, nous pourrons peut-être regarder devant nous avec confiance. Dans ces moments de doutes, de lendemains de défaite cinglante, il me semble qu’on oublie de parler de ce qui fait le modem : les militants. C’est, toujours à mon avis, la plus grande force de ce parti. Cela a été dit maintes et maintes fois pendant toutes les campagnes que nous avons faites ensemble : législatives, municipales, cantonales et européennes ; La « vague orange », la « déferlante orange », la « présence orange »… on a tous connu ça, et partout en France.
Jacques Chirac, en 1995, était donné pour mort politiquement. Il avait contre lui son premier ministre et la plupart des élus qui l’avaient soutenu pourtant, et qui lui devaient leur carrière. Mais les militants sont restés de son côté. Il a gagné.
François Bayrou est notre leader. Il n’est pas incongru de dire que sans lui, il n’y a plus de Modem. Je ne pense pas que la discussion qui s’engage sur sa personne apportera quoi que ce soit de nouveau. Je vais même plus loin : je crois qu’il faut ouvrir très largement les vannes de la participation collaborative au Modem, et faire sauter tous les verrous qui existent actuellement à tous les niveaux dans notre parti. Mais je crois qu’il faut aussi donner encore plus de pouvoir à François Bayrou, et notamment un droit de véto. Ce n’est pas un dictateur et c’est stupide de l’écrire. Car sinon, nous ne serions pas là. Faisons-lui confiance et soutenons-le ; C’est la vertu du militantisme et la puissance des partis qui veulent faire des gagnants.
S’il faut arrêter la langue de bois, il faut enfin souligner que Seignosse, c’était aussi, il faut s’en rappeler, la guerre ouverte entre les « anciens UDF » et les « Nouveaux Modem ». C’était dommage, certes, mais c’était aussi la réalité. Depuis nous avons tous essayé de l’oublier ; mais cette guerre n’a jamais été soignée, ou du moins les fondements n’ont jamais été traités. Tout au plus, beaucoup des participants de Seignosse nous ont quittés et on a pensé que cela réglait le problème. Ailleurs, les petits nouveaux ont été écartés, tout simplement. Je ne pense pas que certains soient mieux que d’autres ; je ne pense pas que les anciens UDF doivent laisser la place aux petits nouveaux. Je ne pense pas que certains ont les bonnes clés et pas les autres. Je ne pense pas qu’on fait mieux quand on est tout beau ou tout frais et que les anciens sont trop usés.
.. Mais je constate que, dans beaucoup d’endroits, la situation s’est réglée en mettant de côté une partie des adhérents. Je constate que le débat n’est pas autorisé, ou qu’il est taxé de subversif. Je constate que nous n’avançons plus comme une force pleine d’espoir et le sourire aux lèvres, mais comme une vieille force politique.

J’oserais une méthode de travail : faisons une liste de tous les problèmes réels ou supposés et examinons-les, sans passion et avec raison. Après une telle analyse, on pourra certainement en régler un très grand nombre. Il ne restera alors que quelques solutions à trouver pour quelques questions qui seront certainement ce qui nous pèse un peu parfois.
Je suis peut-être un peu trop à la marge. Une adhérente de mon département et présidente de sa section à Boulogne m’a envoyé un mail pour me conseiller de repartir chez les verts. Elle a ajouté que cela ferait un problème de moins à régler. C’est bête et méchant, à mon sens. Et cela ne résout rien.
Une autre solution serait d’ouvrir les instances, de mélanger les origines, de créer de la diversité, d’avoir des anciens et des nouveaux, des hommes et des femmes, des gens de couleurs, des MoDem, des cap21… le Modem de Seignosse. Celui-là, je le regrette.
Peut-on seulement le retrouver ?
Tags: François Bayrou, Jean-Eric Branaa, Modem Montrouge, Montrouge, Seignosse
14 juin 2009 à 9:20
Bravo, belle émotion.
14 juin 2009 à 9:38
Nious avons retrouvé cette ambiance à Bouin au milieu des agriculteurs et des pêcheurs.
D’ailleurs ces personnes de la mer et de la terre, il ne faut pas les laisser tomber.
Sais-tu qu’un pêcheur n’a pas vraiment de salaire et que le patron du bateau ne paie que le résultat de la pêche… car c’est la seule ressource.
Il faut simplement continuer le combat pour nos citoyens. Il n’y a que nous vraiment pour eux. On a été les seuls à les écouter !
Ne pensons pas qu’à nos petits problèmes de parti, le combat continue pour ce pays au milieu de l’Europe.
14 juin 2009 à 9:52
Je n’étais pas à Seignosse, mais j’aurais bien aimé connaître ce moment. c’est ce qui manque aujour’dhui: il n’y a plus aucune convivialité et je vois des rivalités partout.
14 juin 2009 à 10:23
Bonjour,
Bravo et merci pour votre billet qui complète le billet que “force-hyères” vient également de publier.
Si je n’étais pas à Seignosse, j’étais à Villepinte et ai ensuite beaucoup échangé et travaillé avec des adhérents, compétents et efficaces, dont malheureusement un bon nombre nous a aujourd’hui quitté.
Si l’on veut en effet “relever” notre Mouvement, il nous faut en effet être lucides et savoir retrouver l’enthousiasme des débuts de notre Mouvement. Une “vague” nous avait portés début 2007, qui devait nous entraîner dans une sorte de “marche victorieuse”… Pourquoi s’est-elle ensuite fracassée?
Bon courage, et cordialement
14 juin 2009 à 10:57
Dans ma région, j’ai l’impression que la vague est aussi retombée comme un soufflet. Décidement, on dirait que c’est la même chose partout. Pour moi, françois bayrou devrait jouer son rôle de leader, mais il devrait laisser l’organisation du parti à d’autres que lui ou que Marielle de Sarnez; je suis passé un jour au siège ; je ne connais pas bien paruis et je pensais trouver là quelques figures au peu amicales; Cruelle désillusion, : tout le monde faisait la gueule et je me suis senti vraiment de trop dans ces grands bureaux à moitié vide. Un peu comme je me sens aujourd’hui dans le modem. J’aime bien votre message et ce que vous écrivez en général. Il faudrait que les gens comme vous, qui n’ont pas changé, soient mis en avant. Mais j’ai bien peur que cela n’arrive jamais; Quitterie Delmas, déjà, nous a quitté… Il semble qu’elle avait compris avant vous ce qui se passait.
14 juin 2009 à 11:04
les bisounours sont donc toujours là !!! la réalmité c’est que le modem va se cinder en plein de petits groupes: ceux qui vont partir au centre avec Arthuis, ceux qui vont faire des listes dissidentes parce que les régionales favorise ce type de comportement, ceux qui vont rejoindre le PS ou les radicaux, ceux qui vont carrément passer à l’UMP et le plus grand nombre, qui va rejonde le Nouveau centre, pare qu’ils auront compris qu’il n’est pas posible dans ce pays d’accéder à un poste de gouvernement quel qu’il soit sans alliance. Bayrou va donc purement et simplement dispaîetre. il a eu son temps et son heure de gloire. mais il n’est ni le premier ni le dernier qui a provoqué un tel phénomène dans la vie politique française : tous ont disparu pour toujours dans les meandres de l’oubli !!! Vous vous battez encore comme des chiffoniiers pour des restes de gibier que vous n’avez jamais attrapé… il ne vous reste donc plus qu’à vous bouffer entre vous, et puis adieu!… on en reparle dans quelques mois.
14 juin 2009 à 11:25
Je me souviens effectivement de mon aller-retour Strasbourg-Seignosse en 48 heures, l’élan fondateur d’actions qui n’ont jamais cessé pour moi. Il faut comprendre notre histoire… pour mieux avancer. Et là, il est grand temps d’impulser des changements dans la “gouvernance” et de retrouver ce qui a conduit tant de monde à adhérer : la politique autrement. On n’en parle plus, on devient un parti comme les autres…
14 juin 2009 à 11:50
Belle peinture Jean-Eric ! Et très figurative !
C’était grandiose d’enthousiasme pour un avenir basé sur l’avis des adhérents. Nelly dit: on devient un parti comme les autres. J’y ai laissé pas mal d’argent en déplacements pour le MoDem, pas mal de temps pour animer le département qui s’endormait. Conclusion: les petites mains en politique sont moins bien traitées que dans la haute couture.
Il ne faut pas tricher avec l’espoir qu’on donne.
14 juin 2009 à 13:13
Nostalgie, nostalgie…et vous vous souvenez de tout le monde sauf de moi !!! Pourtant déjà, je ne passais pas inaperçue.
Envoyer votre billet au béarnais !
14 juin 2009 à 15:03
ahhh….Eric…
absente de la vie du parti depuis que François BAYROU a abandonné notre département à deux personnes et leurs 15 bras droits respectifs, il n’y a que toi pour me faire….réagir.
F BAYROU a cautionné toutes leurs tricheries et abus de pouvoir , et mis à la tête du 13 et du CCC national FX DE PERETTI , qui a combattu BAYROU et DE SARNEZ tout 2007, avant d’avoir une promesse de place aux Régionales, et BENNAHMIAS qui a abandonné tous ceux qui l’ont accueilli, défendu .
Ils ont évincé TOUS les membres fondateurs, vous allez rire, les représentante des Centres Droits passées au CCC , la représentante des centristes progressistes, passée au CCC, et plusieurs nouveaux passés au CCC)!! si si
Je ne peux plus militer pour eux en les recommandant à mes amis ou à un passant.
Ils ont fait la campagne sans nous…
D’ailleurs, sans moi… sans Gilbert et Sophia de mon quartier, sans Sonia ARZANO, Anne Claudius-Petit de Marseille, sans les amis de Catherine CASANOVA de Salon, sans Christian de BBA etc
BENNAHMIAS A FAIT LE PLUS MAUVAIS SCORE national dans sa vile et son département, et sa: 6% dans PACA
http://elections.interieur.gouv.fr/index.html (tous les départements et régions)
Des centaines de personnes avaient expliqué à BAYROUque BENNAMIAS éloignerait trop d’électeurs Alors que Gilles ARTIGUES, son ami fidèle (mais ça ne compte pas) ferait carton plein avec les voix centres-droit, les voix centristes et les voix MoDEM!
J’ai mis deux ans à comprendre qu’on n’avait pas besoin de moi, de nous tous.
Perdre deux ans de sa vie personnelle, professionnelle, sentimentale, sociale….
Mais perdre ainsi de milliers de voix, de milliers d’adhérents, et de centaines de militants.
Je doute du Timonier.
Comment avoir confiance en BAYROU qui ne nous accorde pas la sienne.
Non pas sur sa campagne, ses idées son programme,( comme les médias veulent nous faire croire),
Il m’a encore, quand il exprime ses idées, ses valeurs, on a tous des dizaines de belles phrases et grandes idées qui nous ont boulversé l’âme.
On occulte la gravité du départ des militants et des adhérents après leur éviction des élections internes..
Dans de nombreux départements les cadres sont seuls! pas d’affichage, de tracts, de campagnes auprès des nos proches, aucune présence dans les bureaux de vote.
On ne les y reprendra plus ceux qui avaient rejoint BAYROU avec ferveur, pour une morale et un discours nouveaux et qui militaint 24h/24 auprès de leurs proches, de leurs commerçants etc
et de plus ils militent maintenant contre nous, en dissuadant leur proches, ils savent la réalité du Parti.(la farce de VILLEPINTE, des Conseils Nationaux , les élections internes départementales ou de consultation des adhérents,
Comment reconstruire, LA PLUPART ONT DEJA REJOINT d’autres partis, ADHESION A l’APPUI!!
Reconstruire?;
François BAYROU nous voit il simplement??
Sophie of Marseille
http://desdemocrates13.blogspot.com/
DEC* ORANGE
(Déçus et en Colère), quand on se rappelle tout le potentiel, toutes les énergies, tout l’espoir de la création du Mouvement, avec peut être quelques illuminés ou passionés,, mais des milliers de bonnes volontés, qui ne demandaient aucune place, mais participaient de toutes leurs forces à lutter pour un gouvernement social-démocrate.
14 juin 2009 à 15:27
…
mille excuse à tous pour avoir répondu en exposant nos querelles et rancoeurs locales.
Eric nous rappelle des rencontres, de chouettes moments, de l’espoir,
une aventure extraordinaire,
nous y étions au dela de nos petites personnes,
“Nous avions tellement soif d’un MoDem dont la gestation était trop longue que nous assistions aux évènements des départements voisins, enchainant les kilomètres”. m’écrivait Jean-Louis SAVARIN du VAR.
….
14 juin 2009 à 18:36
@
14 juin 2009 à 19:37
Bonjour Monsieur Branaa,
ce matin en faisant mon marché, j’ai appris auprès d’un militant de la section que vous déménagiez. Pour ma part, je ne milite pas, mais étant habitant de Montrouge, je suis avec grand intérêt vos actions qui sont, il faut le dire, toujours très courageuses et pertinentes. Il paraît que vous allez sur Bagneux ou pas très loin. Tant mieux pour eux sur Bagneux et dommage pour nous.
Jean-Marc
14 juin 2009 à 19:41
Je réagis au mail de Jean Marc. Si l’info est correcte, cela ferait beaucoup de bien à Bagneux. Non pas que je sois contre notre représentante, Marie, mais il faut dire que ça ne bouge pas beaucoup chez nous.
Didier.
14 juin 2009 à 19:47
j’espère que le modem ne s’arrête pas à Montrouge. je découvre le site de Kjean eric branna et il paraît bon ce gars. on a besoin de ces gars dans le Modem en France.
Bien joué pour le site, très chouette
franck du Nord
14 juin 2009 à 20:24
Mon dieu, quand je lis le commentaire de Sophie Of Marseille, j’ai l’impression de me voir dans un miroir!… et pourtant j’habite dans le nord à côté de Lille. Comme elle, je me suis laissée porter par les promesses d’un “nouveau monde” politique, je me suis battue pour le faire avancer dans ma mairie et dans ma ville(j’étais adjointe au maire), mais c’est contre mon propre parti que j’ai dû me battre pour présenter une liste MoDem aux dernières municipales! Aujourd’hui élue d’opposition MoDem, je n’ai pas droit à un regard du président du Modem nord parce que je dénonce la politique de mon maire qui est son collègue à la Communauté Urbaine!
Le méa culpa de F.Bayrou ne suffira pas à faire revenir tous les déçus non de sa vision des choses, mais de sa manière de les mettre( ou de ne pas les mettre) en oeuvre! le parti qu’il nous a promis ne peut pas se contenter d’une élite constituée de copains et de “petits soldats” voués aux tâches subalternes.
Oui aux grandes figures dans un parti, oui aux bonnes idées( encore fait-il les mettre en pratique), mais une campagne ne se fait pas sans des militants reconnus dans leur diversité.
Pour l’avoir oublié F.Bayrou et ses présidents locaux ont fait 8,4% dimanche dernier
Quel gachis!
Michèle Padissis
14 juin 2009 à 21:24
A lire ces messages, je me dis que l’histoire est la même partout.
Le roi dessine un beau projet mais les barons ne sont d’accords que si l’on préserve leurs intérêts.
Et bien peut être qu’il aurait mieux valu que le MoDem se construise sans ses notables de province. (Ile de France incluse évidemment).
Je ne parle pas ici de localisation géographique mais de l’importance politique usurpée que se donnent ces notables issus de l’UDF.
Sans eux, nous aurions manqué de vedettes (c’est relatif), et sûrement d’argent mais nous en manquons de toutes façons. Qu’importe, le mouvement aurait été suffisamment solide pour fabriquer figures marquantes.
Aujourd’hui, les fondements de notre mouvement se fissurent parce que les barons n’admettent pas que l’avenir du MoDem, ce sont ses militants, et il en y en a de brillants, mais pas eux, qui sont à la veille de leur retraite politique. Ou tout du moins veulent ils conserver leurs avantages jusqu’à cette retraite.
Ils n’hésitent pas pour se faire, à museler ou à exclure les militants dont la tête dépasse un peu.
Je dis que si François Bayrou et le conseil national laissent faire ça, notre mouvement est déjà aussi vieux que ses barons.
A eux de voir, mais c’est aujourd’hui ou jamais qu’il faut prendre les bonnes mesures.
14 juin 2009 à 21:37
Je suis, moi, à Agen. Nous avons aussi nos problèmes et il sont surement moins impotrnats qu’à paris, mais c’est comme à Marseille ou à Lille. Je crois qu’on s’est moqué de nous, et qu’on a juste servi à épater la galerie; Aujoud’hui, qui se soucie de ce qu’on pense? pas les barons UDF du modem. Et je suis pourtant une ancienne UDF.
14 juin 2009 à 21:39
Votre nostalgie me navre, parce que vous nous rappelez que s’est un fantastique espoir qui, est à l’origine de notre mouvement ; mais que vous avez dèjà pris la posture de l’ancien combattant … tout aussi navrante . Ce revers électoral peut etre l’occasion de rebondir en exigeant un minimum de démocratie interne, car una fenetre d’opportunité existe réellement .
14 juin 2009 à 21:49
@ Michèle: j’ai vécu moi-aussi exactement votre situatioon, maire adjoint etc… je crois que je vais vous contacter en direct afin qu’on poursuive cette conversation
@ jean marc : je ne suis pas encore parti…
@ Patrice: ce n’est pas parce qu’on écrit sur son ressenti qu’on est anti-Modem! Ce n’est pas de la nostalgie, c’est de l’observation d’une situation qui nous a tous enthousiasmés… et que je crois nous pouvons retrouver. La question sera donc : comment?
Mais on peut aussi faire des incantations et allumer des bougies. C’est une méthode qui marche peut-être également. je n’ai pas la vérité.
14 juin 2009 à 21:59
Vous regrettez e-soutiens, mais je vois que vous avez, vous aussi instauré le controle à priori qui a tué précisément e-soutiens … Vous allez peut etre balayé mon commentaire . L’enfer est dans les détails dit-on parfois … La généreuse Sophie que vous évoquez avec nostalgie, m”a censuré sur son propre blog ( cela fait un bail, mais je m’en souviens encore ) sans raison valable ( au regard de la déonthologie ) . Que de contradictions !
14 juin 2009 à 22:02
@patrice : Non, je ne censure pas. je ne publie pas, par contre, les insultes et les attaques personnelles. Votre combat avec Sophie ne me concerne pas et ne m’intéresse pas davantage. Par contre, je suis toujours ouvert à l’échange et, si par le dialogue, nous pouvons trouver un moyen de sortir de cette crise que traverse notre mouvement, alors je suis intéressé par un échange avec vous.
14 juin 2009 à 22:36
Moi aussi je me souviens d’e-soutien, de l’esprit de Seignosse et de Sophie de Marseille.
Je me souviens d’un adhérent un peu trop agressif à mon goût, qui voulait visiblement pousser tout le monde dehors pour prendre leur place.
Il y a d’ailleurs assez bien réussi en repoussant toute alliance avec Jean-Loup Metton, puis en devenant son adjoint au maire grâce à une alliance de second tour, négociée par lui, sur fond d’ode au nouveau centre.
Que de distance entre le verbe et l’acte !
14 juin 2009 à 22:37
François Bayrou entrainé tous les nouveaux adhérents qui ne s’étaient jamais retrouvés dans les partis politiques traditionnels dans les griffes de l’UDF composée de fonctionnaires de la politique à l’ancienne et aucunement porteurs de la “politique autrement”.
Si Bayrou avait vraiment été honnête, il aurait remis les compteurs à zéro et créé un vrai nouveau parti et pas une une UDF repeinturlurée en orange.
J’ai adhéré pleinement au discours de Bayrou en 2007, j’y ai crû sincèrement, j’ai pris ma carte au parti, j’ai participé activement et notamment dans des élections internes pour m’apercevoir que la démocratie la plus élémentaire n’y était pas respectée, qu’elle était bafouée et sacrifiée sur l’autel de l’égo surdimensionné de personnalités politiques établies et aucunement prêtes à remettre en question l’ordre établi.
J’ai vu des personnes d’esprit et d’intelligence remarquables en tout point se faire purement et simplement éliminer du paysage politique modem, et avec l’aval du chef suprême, alors que ces mêmes personnes étaient les consciences que Bayrou lui-même prétendait éveiller lors de la présidentielle de 2007.
Bayrou a commis une grave erreur. Il aurait dû lâcher l’UDF et faire confiance à cette nouvelle force qu’il avait appelée, et qui ne lui aurait jamais contesté sa légitimité.
Trop tard. Il a prétendu faire de la politique autrement en pratiquant la politique à l’ancienne. Et les nouveaux adhérents ne furent dupes qu’un temps.
14 juin 2009 à 23:23
@ Republica : Ah, chère Marianne..!!! Tu m’écris pour m’inviter à quitter le parti et à retourner chez les “Verts”, et je découvre que tu lis mon blog! delicieuse découverte…
Alors, je ne sors pas de l’ENA comme toi et tu considères, peut-être à juste titre, qui sait, que tu peux nous montrer la “bonne voie”. En fait, peut-être as-tu mal lu les différents commentaires sur mon billet… Car on est quelques-uns, parmi “les petits”, à penser qu’on a aussi notre place en politique…
15 juin 2009 à 0:36
Je suis ravi de lire tout ce que je lis ici. Même les amabilités de Republica ! Tout simplement parce qu’ici existe le débat d’idées qui est crucial aujourd’hui au modem et qui aurait du être initié jeudi soir à la réunion départementale.
Rêve pieu. La présidence du 92 est totalement verrouillée par l’ancienne UDF. Mais qui sait ? Le peuple parle, bien qu’on tente de l’en empêcher, et sera peut être un jour suffisamment audible…
@Patrice
Comment réclamer un peu de démocratie autrement que ce que nous faisons ? Si nous ne le faisons pas publiquement, on est assimilé à des trouble-fêtes et on finit devant le CCC….
@Republica.
Je ne vois pas, mais alors vraiment pas, le rapport qu’il pourrait y avoir entre l’esprit de Seignosse et l’esprit qui règne au Modem Montrouge. Quelle crise de rire !
Renseignez vous, par qu’ici (sur ce blog et celui de notre section, le mien aussi), on est pas vendu au NC ou à l’UMP, et on se bat vraiment démocrate.
15 juin 2009 à 4:04
J’ai lu tous les commentaires.
Bien que moi aussi déçu du MoDem, je suis au contraire ravi par ses adhérents.
L’espoir d’une politique autrement, d’une nouvelle génération pour un monde résoluement humaniste a bel et bien existé.
Alors peut-être plus tard, avec d’autres plus capables que moi, pourquoi pas demain?
Alors peut-être ailleurs, dans une structure qui ne fait pas référence au fonctionnement ancien des partis politiques, pourquoi pas un simple réseau internet?
Bien que triste je suis plein d’espoir.
15 juin 2009 à 6:40
Merci Eric.
Oui à Seignosse y avait une idée, y en avaient même plein d’idée et de volonté. De fraîcheur et de force pour avancer. D’espoir en commun et si tous nous semblait à faire, tous semblait à notre porté.
Imaginer autre chose, faire de la politique autrement, révolutionner ses habitudes qui éloignent tant un parti de ses électeurs et de sa base.
nous devons à nous même, de garder le cap et la force de créer ce qui n’existe pas.
DaN
15 juin 2009 à 7:56
Je n’étais pas à Seignosse, ni à Villepinte, faute de moyens financiers pour y séjourner…et de congés.
C’est Sophie de Marseille qui m’a contacté en premier…
Je souhaitais créer une section MoDem dans ma ville, mais je me suis très vite rendu-compte que “certain” voulait tout contrôler sans partage.
Je suis l’un des acteurs de “l’affaire marseillaise”…Le “certain”…c’est mon agresseur…
Je ne suis plus membre du Mouvement, et je n’accorde plus aucune confiance en François Bayrou quand il parle d’Humanisme, de valeurs etc…
Il a voulu créer un mouvement, c’est à dire quelque chose de pas trop rigide, “tu viens si tu veux et tu pars si tu veux…” Lui, il est au dessus de tout et ne s’occupe de rien en interne. C’est un professionnel de la politique, tout comme ceux qui l’entourent au plus haut du Parti.
“Votez pour nous, mais ne venez pas nous emmerder, nous sommes indéracinables!!!” c’est la devise du parti…
tout contrôler sans partage… comme je l’ai déjà écris plus haut…
Dans ces conditions, pour Bayrou, il ne faut pas s’attendre à un revirement de l’opinion publique en 2012 , je serais là pour raconter les valeurs que portent ce personnage qui n’a jamais répondu à aucun de mes e-mails de mise en garde avant l’affaire marseillaise, ni après…
Je suis démocrate, je le reste…mais pas avec lui…
15 juin 2009 à 9:07
je découvre que républica est Marianne de Boulogne. je suis très étonée qu’elle s’abaisse à venir sur un blog comme celui-ci. Quand on sait comment elle fonctionne, le “ménage” qu’elle a fait dans sa section boulonnaise, le peu de cas q’elle fait de la démocratie et du débat en interne. Pour ce que je la connais, c’est elle qui est vraiment très agressive et opposée à l’émergence d’un modem moderne, tant elle est attachée aux vieilles pratiques UDF.
15 juin 2009 à 9:13
Bravo Jean-Eric. Tu ne te souviens peut-être pas de moi mais nous nous sommes connus à Seignosse. je suis heureux de constater que tu n’as pas changé. Continue et sois fidèle à toi-même.
15 juin 2009 à 14:01
Salut JEB,
François BAYROU et toi, vous avez en commun un trait de caractère: celui de vous faire beaucoup d’ennemis.
Un être sensé vous fuirait et se dirait que vous portez malheur ou que vous êtes des associables. N’étant pas sensé et resté malgré moi un 68ard - quand on voit COHN BENDIT, on se dit que ça peut encore servir - je vois au contraire dans les réactions que vous suscitez un aspect très positif: vous BOUGEZ les gens et ne les laissez pas indifférents, au risque parfois de prendre des coups de griffe ou carrément des coups de pied au cul.
Mais c’est ainsi que les choses avancent, en bousculant les idées, en adoptant des positions iconoclastes, en n’ayant pas peur de déplaire.
Toutefois, il faut avoir de la mémoire et ton billet sur l’esprit de Seignosse le rappelle bien. C’est là aussi que je t’ai vu pour la première fois: un peu dandy, sourire de star, élocution facile. Au travers des messages qui précèdent, je lis parfois beaucoup d’espoirs déçus, de souffrances même de gens qui ont cru à des promesses irréalisables ou qui ont pensé que la politique est un succédané à la chasse aux papillons.
Et là, je le dis très sérieusement, ils sont victimes de gens intelligents, calculateurs, et de pratiques douteuses dont la recette marche encore. Les “vieux” comme nous n’étaient pas dupes, ils venaient d’autres appareils, ils savaient que c’était trop beau pour être honnête et aujourd’hui, ils surnagent dans le système. Les plus vertueux d’entre nous ont essayé de se mettre devant uniquement pour parer les coups et protéger ce qui pouvait l’être, les plus malins ou les plus ambitieux, ce qui n’est pas mon cas, ont compris qu’il y avait des places à prendre et sont aujourd’hui dans la tribune d’honneur (élus, conseil national, commissions électorales, CCC et j’en passe): “ceux qui se drapent du manteau de l’action pour être du bon côté du manche” furent, de mémoire, les mots prononcés par FB à Seignosse.
Quand je lis que l’on doit continuer à encourager FB et lui renforcer ses pouvoirs, je m’inquiète:ça revient à autoriser le “coup de boule” dans le football. C’est lui au contraire qui n’arrêtait pas de nous alerter sur la nécessité de créer des contre pouvoirs pour éviter les “Abus de pouvoir”, c’est dans cet esprit qu’ont été élaborés les textes fondateurs du MoDem, c’était aussi cela l’esprit de Seignosse. Il l’a dit un plus tard, à Cap Estérel: “les Français sont des citoyens, pas des sujets”, les adhérents du MoDem itou, mais ça je ne suis pas sûr qu’il l’ait compris!
Il ne me paraitrait pas incongru que notre Mouvement, et à travers lui notre Président, mette en pratique ce qu’il prône pour les autres. Tu rappelles également tous ceux qui nous ont quittés, sont-ils des traitres ou ont-ils compris que comme en droit, il y a l’esprit et la lettre, et que parfois les deux se contredisent au point que plus rien n’a de sens.
Je reste fidèle au discours de 2007, la vision est juste et triomphera, je terminerai par cette formule: ‘il n’y a pas qu’un âne qui s’appelle Martin”.
Bises à tous.
16 juin 2009 à 12:31
Je suis partante pour la discussion. Mais franchement, que reste-t-il à discuter? Au fil des élections (législatives, municipales et législatives), F.Bayrou, par son refus d’écouter les militants, a tué l’immense espoir qu’il avait fait naître aux présidentielles. Comment ne se rend-il pas compte que cette route qu’il a prise depuis, et avec lui ses barons locaux, en laissant le peuple sur le bas côté, ne le mènera pas à la présidence en 2012?
Mais faut-il vraiment espérer un revirement qui ne serait basé que sur l’envie de réaliser une ambition personnelle?
@bmalaguti :”la vision est juste et triomphera”… encore faudrait-il quelqu’un pour la porter. F.Bayrou l’a incarnée; est -il capable de ressusciter la confiance qu’il a trahie?
16 juin 2009 à 12:55
P.S. : “Je suis partante pour la discussion. Mais franchement, que reste-t-il à discuter? Au fil des élections (législatives, municipales et législatives)”
Je voulais dire : législatives, municipales et européennes bien sûr.
16 juin 2009 à 22:17
Bonsoir à tous,
je suis un adhérent MoDem de Mai 2007. J’ai moi aussi adhéré aux formidables discours de François Bayrou et au programme présidentiel. J’ai moi aussi été emporté par la “vague orange”, plein d’espoir.
Deux ans aprés je reste toujours adhérent et militant. Je participe à mon petit niveau à la campagne municipale d’Aix en Provence pour l’élection de FX de Peretti. Pourtant, je suis déçu de voir le peu de cas qui est fait des militants et des adhérents. JL Bennahmias a d’ailleur exprimé le peu de cas qu’il faisait des militants dans son interview sur franceinfo.fr.
Alors pourquoi rester et continuer. D’abord parceque les idées du MoDem sont les bonnes. Parceque le discours de Bayrou sur la dette (économique et écologique), sur la séparation des pouvoirs politiques et médiatiques, sur la nécessité de sauver le service public (surtout là où on en a besoin), d’aider les PME à créer des emplois et de l’activité, de faire participer les associations aux décisions politiques, est ce qui me semble le plus à même de mener la France dans ce début de 21ème siècle.
Je pense qu’il faut du temps pour que le MoDem fasse sa mue définitive. On se bat contre 35 ans de pratiques politiques. Les vieux réflexes, les vieux fonctionnements ont encore pignon sur rue au MoDem. Mais il faut garder espoir et continuer de labourer le terrain. Auprés de nos instances dirigeantes mais aussi et surtout auprés des militants. Les élections internes auront lieu en 2011. D’ici là, c’est à nous de nous mettre “en ordre de marche” pour convaincre et gagner. Allons nous baisser les bras aprés seulement deux ans d’activisme (même si je peux concevoir la lassitude de certains et de certaines). Ne croyons nous pas que le projet et les valeurs du MoDem méritent d’être portés?
Une amie m’a confié un jour qu’un conseiller occulte d’une personne en vue du MoDem 13 lui avait dit : “on ne vous donnera pas le pouvoir, il faudra nous le prendre”. Dont acte.
17 juin 2009 à 12:28
“Ne croyons nous pas que le projet et les valeurs du MoDem méritent d’être portés?”
Par qui ?
17 juin 2009 à 21:58
“Par qui ?”
Je sais pas moi, par fantomas peut être
18 juin 2009 à 22:43
Je me souviens aussi de cet état d’esprit du début, de la vague d’espoir portée par ce nouveau parti.
Ce n’était pas “l’imagination au pouvoir” mais “réagissons en démocrates” ou “fédérons nos volontés”, un “yes we can” avant l’heure.
Dans notre groupe du Nord, on retrouvait la diversité de la société française, sa richesse humaine et créative, ses contradictions et ses polémiques aussi.
Nous étions un vrai groupe d’amis jusqu’aux municipales. Puis une lassitude s’est installée, des jeunes sont partis, certaines façons d’être, disons routinières, de l’UDF, sont réapparues : traiter la forme plutôt que le fond, ne plus parler d’idées mais de statistiques ou d’organisation électorale.
Et pourtant, le débat rénovateur des débuts ne demande qu’à réapparaître, l’esprit humaniste reste ancré en nous.
Nous pouvons faire vivre l’esprit rénovateur démocrate, du fin fonds de nos sections locales !
Il suffirait d’un évènement politique démontrant la justesse de nos idées, d’un site internet innovant en vote participatif par exemple (avez-vous vu les progrès constants de notre forum démocrate ?).
Les résultats des européennes ne doivent pas nous décourager, car ils ne signifient pas grand chose pour une majorité de nos compatriotes, qu’ils soient nationaux ou européens.
Pour ma part, je suis convaincu que dans le paysage politique français, les frontières ont bougé, que le mur “gauche-droite” s’est fissuré, laissant la place à une nouvelle force qui dépasse la politique traditionnelle.
Rien n’empêche les bonnes volontés du Centre d’échanger sur les valeurs qui nous sont communes : respect des valeurs humaines, de l’équité sociale, du progrès recentré sur l’Homme plutôt que sur le seul capital, le tout avec le sens des responsabilités qui nous caractérise.
La plus value humaine potentielle justifie à elle seule “l’audace” d’aller frapper à la porte du voisin d’opinions.
Courage !